Les pirates de l'air : qui sont-ils ?
Avec une célérité surprenante, le FBI publie une liste de 19 personnes soupçonnées d’être des pirates de l’air ayant détourné 4 avions, 3 jours après les attentats Une liste complète avec photos sera publiée le 27 septembre 2001.
Pourtant il apparait bien vite que plusieurs de ces « pirates de l’air » sont vivants.
Dès le 21 septembre, le Los Angeles Times affirme que 5 personnes ont été identifiées dans plusieurs pays arabes et protestent de leur innocence. Aujourd’hui cela est confirmé, et pourtant la listes des 19 pirates de l’air n’a jamais été corrigée ni par la Commission d’enquête ni par le FBI qui continue à la publier tel quel sur son site.
Liste du FBI
D’où le FBI tient‑il ces identités ?
Apparemment des listes de vol des avions détournés. Or, il apparait que dans les mois qui ont suivi le 11/9, aucune liste publiée par les médias ne fait apparaitre ces noms. Ces listes subissent des fluctuations au gré des publications sur le nombre et les noms de certains passagers, mais ne donnent pas les noms des pirates de l’air présumés. Aucun pirate n’a été identifié lors des autopsies réalisées sur les restes des passagers des vols 77 et 93.
En fait, rien ne prouve que les pirates de l’air présumés se trouvaient bien à bord des avions.
Différentes enquêtes permettent d’en savoir un peu plus sur les pirates de l’air.
Mohamed Atta, par exemple, présenté comme un musulman intégriste, vivait en Floride avec une prostituée, abusait de drogues et d’alcool et mangeait du porc. Atta et d’autres « pirates de l’air » ont à plusieurs reprises fréquenté des cabarets de danseuses nues, en Floride et à Las Vegas, ainsi que des casinos et y ont dépensé des centaines de dollars.
Durant l’été 2001, le général Pakistanais Ahmad, chef de l’ISI, a demandé à un assistant d’effectuer un virement bancaire de 100 000 $ en faveur de Mohamed Atta. L’individu qui a effectué le virement bancaire à la demande d’Ahmad est Ahmad Omar Sheik, le principal suspect dans l’enlèvement et le meurtre de Daniel Pearl, journaliste pour le « Wall Street Journal ». Le général Ahmad a séjourné aux États-Unis au cours de la semaine précédant les événements du 11 Septembre et a rencontré plusieurs officiels Américains.
La collecte stupéfiante de renseignements que l’on obtient sur ces personnages montre qu’ils ne se cachaient pas, et avaient des moeurs très éloignées de ce qu’on peut attendre d’intégristes musulmans. On soupçonne plusieurs d’entre eux d’avoir fait partie de réseaux de trafic de drogue. Ils entretenaient des relations avec des personnes douteuses. Ils ont préparé leurs attentats en suivant publiquement des cours dans des écoles de pilotage et ont laissé de nombreuses traces derrière eux.
La connexion à al‑Qaida et ben Laden.
Dès le 11 Septembre, la CIA prétend avoir identifié des membres d’al-Qaida sur les listes de vol. Pourtant, le 12, al-Qaida nie toute participation aux attentats. Le 16 septembre, ben Laden dément une implication dans les attentats du 11/9 dans un communiqué, affirmant :
« Je voudrais dire au monde que je n’ai pas réalisé ces attentats, qui semblent avoir été planifiés par des gens qui ont des motivations personnelles. » Des dénégations qu’il réitèrera par la suite.
ben Laden nie la participation d'al-Quaida
Pourtant ce 16 septembre, le Président Bush affirme que Oussama ben Laden est le « premier suspect » et le 17, il déclare vouloir ben Laden « mort ou vivant ».
Le 24 septembre, le secrétaire d’État Powell déclare que les États-Unis ont « une abondance de preuves » reliant ben Laden à l’attaque terroriste, mais ne donne aucune date pour révéler ces informations.
En fait, le gouvernement américain ne donnera jamais la moindre preuve qui puisse relier ben Laden et Al Qaida aux attentats.
Il apparait aujourd’hui que les messages vidéo ou audio ultérieurs où ben Laden avoue ou fait croire à sa participation sont soit des faux, soit des montages douteux.
ben Laden et ses multiples visages
La question reste posée : qui a commandité les attentats ?
Le gouvernement américain a‑t‑il été prévenu ?
Parmi tous les renseignements que possédaient préalablement les services américains sur les terroristes, citons :
L’agent du FBI Coleen Rowley a enquêté sur Zacarias Moussaoui, alors que ce dernier fréquentait l’école de pilotage de Minneapolis. Rowley prétend que si les directeurs du FBI n’avaient pas intentionnellement empêché ses investigations, elle aurait pu découvrir les plans de Moussaoui comme ceux de plusieurs autres pirates de l’air de l’air inscrits dans les écoles de pilotage. L’agent Kenneth Williams a donné les mêmes avertissements en juin 2001.
Une unité de renseignement militaire nommée « Able Danger » (Danger réel), qui a mené une enquête confidentielle de 18 mois, avait identifié plusieurs des pirates de l’air dès 1999 et demandé la transmission de ces informations au FBI. Mais des avocats du commandement des opérations spéciales au Pentagone ont rejeté cette recommandation. Depuis, la cellule « Able Danger » a été dissoute et les documents rassemblés ont disparu. Environ 2,5 Térabytes de données ont été détruites (ce qui représente un volume équivalent au quart des données de la «Library of Congress»)
Able Danger
— Le gouvernement US a reçu entre 11 et 14 avertissements de gouvernements étrangers le prévenant d’un prochain attentat sur le sol américain. En juillet 2001, le directeur de la CIA, George Tenet, a demandé à rencontrer Mme C. Rice et l’a avertie de façon claire de menaces précises. Le 6 août 2001, M. Bush a reçu une note présidentielle quotidienne de la CIA titrée « ben Laden est déterminé à attaquer les États-Unis ».
La Commission d’enquête sur le 11/9 a ignoré tous ces faits, toutes ces informations qui tendent à prouver la connaissance préalable que les agences gouvernementales avaient de la préparation du 11/9.
Suite : Le NORAD : Pourquoi la défense aérienne n’est-elle pas intervenue ?





