ReOpen911.info : Site d'information sur les attentats du 11 septembre 2001

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Géopolitique : À qui profite le crime ?

Les néo-conservateurs avant le 11 Septembre


Dans les années 90, alors que le Président Clinton et les partisans d’un Empire économique avaient choisi une po­litique d’endiguement de l’Irak, la famille Bush et les partisans d’une stratégie offensive préconisaient au contraire de renverser le régime de Saddam Hussein. Ces personnes se rassemblèrent au sein du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (Project for a New American Century — PNAC).

Extraits :

« Pendant des décennies, les États-Unis ont cherché à jouer un rôle plus permanent dans la sécurité régionale du Golfe. Si le conflit non résolu avec l’Irak fournit la justification immédiate, le besoin de la présence d’une force américaine substantielle dans le Golfe dépasse la question du régime de Saddam Hussein. »

Une « mission clé » pour la force militaire US transformée est

« de combattre et de gagner de manière décisive des guerres multiples et simultanées sur des théâtres majeurs » selon le PNAC.
« La transformation stratégique de la force militaire US en une force impérialiste de domination mondiale exi­gerait une énorme augmentation des dépenses pour la Défense jusqu’à un niveau minimum de 3,5 à 3,8 % du produit national brut, en ajoutant 15 à 20 milliards de dollars aux dépenses totales annuelles pour la Défense » dit le plan du PNAC.

Le PNAC proposait dans son rapport sur l’invasion de l’Irak :

« Le processus de transformation, même s’il apporte des changements révolutionnaires, est susceptible d’être long, en l’absence d’un événement catastrophique catalyseur comme un nouveau Pearl Harbor »

Le PNAC a été l’association en charge de la rédaction du programme présidentiel de George W. Bush. En janvier 2001, George W. Bush est nommé Président des États-Unis. Parmi les rédacteurs du PNAC, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Richard Perle, Dick Cheney, et d’autres feront partie de son gouvernement. Zalmay Khalilzad, quant à lui, est nommé en 2003 ambassadeur américain à Kaboul, puis à Bagdad en 2005.

Dans un discours prononcé à l’école militaire de Citadel, Caroline du Nord, en septembre 1999, G.W. Bush traçait déjà les contours de sa politique actuelle : la future administration comptait se donner de nouveaux moyens mili­taires destinés à étendre à tous les points du globe « sa capacité d’intervention rapide, massive et meurtrière. »

En mai 2001, le Vice-président américain Dick Cheney rendait public un grand rapport sur la politique énergétique des États-Unis.

« La nation est en danger, car nous faisons face à la plus grande pénurie depuis l’embargo sur le pétrole imposé par les pays arabes dans les années 1970. »

Le clan Bush et les ben Laden

Les liens du clan Bush avec le fond d’investissement Carlyle sont significatifs de l’interpénétration du monde des affaires et de la politique du gouvernement. Le groupe, dès ses débuts, a parié sur la carrière de Georges W. Bush en l’aidant notamment à accéder au poste de gouverneur de l’État du Texas.

Pendant ce temps, les activités liées à l’Armement et à la Défense ont fait du groupe Carlyle un des plus impor­tants fournisseurs du Pentagone. Georges Herbert Bush (le père), conseiller à la division asiatique du groupe, a fait la promotion à travers le monde des activités de Carlyle pour la somme de 80 000 dollars par conférence.

De grandes familles saoudiennes comme les ben Laden ou les Ben Mafhouz ont beaucoup investi dans le fond d’investissement. Plusieurs membres de la famille ben Laden au moment de l’attaque des Twins Towers partici­paient à un conseil d’administration de Carlyle.

Le 13/9, alors que l’espace aérien US était encore fermé aux vols civils, un avion est parti de l’aéroport de Boston avec à son bord une vingtaine de membres de la famille d’Oussama ben Laden, sans qu’aucune enquête sérieuse soit effectuée.

Des capitaux saoudiens et koweïtiens sont aussi présents dans les affaires réalisées par Marvin et Neil Bush, les frères de George W.

La holding SBG (fondée en 1931 par le patriarche, cheikh Mohammed ben Laden) a remporté la majorité des marchés BTP de construction des bases militaires US en Arabie Saoudite et de reconstruction du Koweït après la guerre du Golfe, entre autres.

La Bank of Credit and Commerce International (BCCI) était un établissement utilisé par la CIA pour couvrir de nombreuses opérations frauduleuses. La BCCI travaillait en étroite collaboration avec la SICO, filiale suisse d’inves­tissement du Saudi ben Laden Group, et l’on remarquait, parmi ses administrateurs, l’un des frères d’Oussama ben Laden, Salem.

Un an avant sa banqueroute, la BCCI servit à monter une vaste opération d’enrichissement illicite de George Bush Jr, alors directeur d’une petite société pétrolière, Harken Energy Corporation. Salem ben Laden était représenté au conseil d’administration d’Harken par son fondé de pouvoir américain, James R. Bath.

On n’en finirait pas d’énumérer les liens du clan Bush avec des magnats saoudiens et particulièrement les ben Laden...

Les relations troubles entre les États‑Unis, la CIA, les talibans et al‑Qaida

La CIA et le SIS Pakistanais ont fourni et entraîné presque 100 000 moudjahidin radicaux venant de 40 pays mu­sulmans, y compris le Pakistan.

Quand les talibans ont pris Kaboul en septembre 1996, le département d’État américain a immédiatement établi des relations diplomatiques avec les dirigeants talibans. Le gouvernement américain a aussi approuvé l’association de la compagnie pétrolière américaine UNOCAL avec la compagnie pétrolière Saudi Delta dans un effort pour construire une canalisation de pétrole de la région de la mer Caspienne, passant de l’Afghanistan au Pakistan et au golfe Persique.

Les contacts entre la CIA et ben Laden remontent à 1979 lorsque ce dernier commença à enrôler des volontaires du monde arabo-musulman pour organiser la résistance afghane. Jürgen Elsässer a enquêté longuement sur la présence de Mercenaires musulmans dans les Balkans :

« Tous les grands attentats, à New York, à Londres, à Madrid, n’auraient jamais eu lieu sans le recrutement par les services secrets américains et britanniques de ces djihadistes à qui l’on a attribue les attentats. »

ben Laden est passé par les Balkans. Son bras droit, Al Zawahiri, est allé aux USA à cette époque, collecter des fonds avec la bénédiction des services US. En juillet 2001, Oussama ben Laden est soigné pour sa maladie de reins à l’hôpital américain de Dubaï et il ren­contre le représentant sur place de la CIA.

L’Administration américaine a très tôt prétendu qu’elle avait des preuves de l’implication de ben Laden et d’al-Qaida dans les attentats. Elle n’en a jamais révélé le moindre indice.

En 2001, la réponse des talibans à la demande américaine d’extrader ben Laden était très rationnelle : Si vous nous donnez des preuves, nous vous le livrerons. Le président Bush a répliqué que sa demande n’était pas négociable, et les États-Unis ont envahi l’Afghanistan en octobre 2001.

Les États-Unis possèdent maintenant des bases militaires permanentes en Afghanistan, au Pakistan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, et des emplacements au Kazakhstan. Les nouvelles bases américaines s’avèrent juste­ment longer la route des canalisations américaines prévues qui apporteront la richesse du pétrole et du gaz de l’Asie centrale — la « nouvelle route de la soie »— (New Silk Road) vers le sud par le Pakistan.

L’invasion de l’Irak

Le matin du 12 septembre 2001, sans aucune preuve de l’identité des pirates de l’air de l’air, Donald Rumsfeld de­manda que les États-Unis attaquent l’Irak. Pendant des mois, les dirigeants américains vont désigner l’Irak comme soutien d’al-Qaida et prétendre que ce pays possédait des armes de destruction massive, malgré les dénégations des inspecteurs de l’ONU.

Négligeant toute négociation, une coalition menée par les États-Unis envahit l’Irak.

À ce jour, ces accusations se sont révélées totalement infondées et les preuves inexistantes.

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